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Un point sur la suspension …

Texte original écrit en 2005, suite à ma premières suspension

Un point sur la suspension

Pourquoi ?
Une volonté de dépassement de soi, de pousser les limites, l’idée, avant le “vol” était proche du saut à l’élastique (que j’ai fait) ou en parachute (que je n’ai jamais fait) c’est à dire un acte contre “nature” (a priori dangereux voir mortel) dans un cadre “safe” ou tout les paramètres sont sous contrôle, avec une prise de risque minimum. 

L’acte ?
Le passage des aiguilles (4,00 mm)X4 est comparable au piercing, en plus chaud, une bonne décharge d’adrénaline (ma seule drogue…) et voilà! C’est-à-dire une sensation connu sans réelle appréhension. 

Les étirements ?
Pour que la sensation ne soit pas trop brute, il est préférable d’étirer la peau, la décoller en tirant sur les crochets de façon progressive, plus on tire, plus on a envie de tirer et plus la « morsure » devient érogène, des fourmis (sûrement l’adrénaline et les endorphines) partants des crochets te parcourent le corps, on est comme massé de l’intérieur, on ressent son corps et c’est bien le but te toutes les personnes qui se font tatouer, percer etc… Non? Sentir les limites de son corps et les repousser sans cesse ! 

Le décollage ?
Un moment de doute où l’esprit bouillonne, ivre de questions, les muscles se contractent attachés à terre, on n’est pas libre et on a peur. 

Le vol ?
Après un bref moment de tension physique comme mental, l’esprit danse et on danse avec lui, j’ai couru comme pour aller plus vite et plus haut, la bouche est sèche, je n’avais pas de notions de temps (15 minutes d’après mon entourage), on vole. Mais comme les papillons aux ailes fragiles, il faut redescendre, la peau elle pourrait encaisser plus, mais les muscles du dos sont tétanisés, la vie d’un papillon est brève. L’atterrissage est difficile, l’état d’apesanteur vécu, bouleverse les sens au point de faire croire à ton corps qu’il est écrasé. 

Après ?
Un cap a été franchit, la sensation d’avoir été baptisé, un baptême païen, va s’en dire. On se sens différent après, je ne vois plus mon corps de la même manière et une fois de plus, j’ai du mal à me délimiter, me limiter, et comme dit un ami ; 

« like a butterfly »

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